Étretat, quel nom évocateur ! Ces trois syllabes contiennent non seulement un paysage unique et enchanteur, mais aussi tout un pan de l’histoire de l’art et de la littérature. Au musée des Beaux-Arts de Lyon, l’exposition « Étretat, par-delà les falaises » rassemble 150 peintures et photographies réalisées durant un siècle, des premiers artistes ayant fréquenté le site aux tableaux de Matisse.
Opportunément acquis à Paris par Robert Sterling Clark au cours de l’été 1914 (le premier propriétaire, français, du tableau demeure, hélas, inconnu), Fumée d’ambre gris est l’un des premiers chefs-d’œuvre du peintre, qui s’inscrit ici de manière assez singulière – et plastiquement superbe – dans le courant orientaliste.
Officiellement née en 1839, la photographie est venue bouleverser le monde des arts et son rapport au réel. À travers des exemples choisis tout au long de presque deux siècles, le musée Paul-Dini s’intéresse aux étroits et fertiles rapports qu’elle a toujours entretenus avec la peinture, les deux arts n’ayant cessé de s’inspirer l’un l’autre.
Le peintre finlandais Pekka Halonen (1865-1933) est à l’honneur au Petit Palais, à Paris, qui poursuit pour notre plus grand bonheur son exploration de l’art des pays nordiques. 130 œuvres exceptionnellement prêtées par des musées et collections particulières finlandaises invitent à suivre les traces de l’artiste, de ses portraits de jeunesse à ses captivants paysages d’hiver.
Le peintre autrichien Arnulf Rainer est mort à 96 ans jeudi 18 décembre, a annoncé son galeriste, Thaddeus Ropac, évoquant « l’un des artistes les plus influents de l’après-guerre ».
Le reproche adressé à John Singer Sargent d’avoir été un portraitiste conventionnel et complaisant apparaît dans sa parfaite inanité avec Les Filles d’Edward Darley Boit, tableau d’une étrangeté magnétique consistant, selon l’universitaire américain Bill Brown en un « portrait de vases » et une « nature morte de filles ».
Parmi la pluie de records de cette fin d’année figure un autoportrait de Frida Kahlo (1907-1954), mariant son style si singulier à l’influence du surréalisme. Le Rêve (La Chambre) a établi le 20 novembre chez Sotheby’s, à New York, non seulement un nouveau record pour la peintre mexicaine, mais aussi un record pour une artiste féminine.
Ce beau pastel d’Adélaïde Labille-Guiard (1749-1803), préempté par le château de Versailles, a largement dépassé son estimation haute.
Une énergie sans précédent a galvanisé le marché de l’art pendant la semaine d’Art Basel Paris, les ventes orchestrées par Sotheby’s, Christie’s, Artcurial et à l’hôtel Drouot totalisant 233 M€ dans la capitale. Outre-Atlantique, les sessions new-yorkaises de novembre ont flambé, confirmant cette reprise avec un nouveau record pour Klimt, dont un tableau a été adjugé à plus de 230 millions d’euros !










