Sous un titre baudelairien – « Le Phare Rembrandt » –, l’exposition du musée des Beaux-Arts de Draguignan explore une passion française à la fois assouvie et contrariée, celle des amateurs et des peintres qui s’entichèrent de Rembrandt à partir de la fin du règne de Louis XIV et l’érigèrent au rang d’artiste de référence, et bientôt de mythe.
Rien n’empêche une austère dévote de mettre le feu aux enchères. Tel sera peut-être le destin de Susanna Pfeffinger dont le portrait, exécuté en 1517 par le maître de la Renaissance allemande Hans Baldung Grien (vers 1484/85-1545) sera proposé à la vente le 23 mars par Beaussant Lefèvre & Associés, en collaboration avec le cabinet De Bayser. Son estimation est stratosphérique : entre 1 500 000 et 3 000 000 €.
Découvert entre 1835 et 1837 sur les terres d’un château en Isère, cet autel gallo-romain rejoindra l’un des nombreux musées gérés par le département.
Alors qu’il célèbre dans une exposition l’œuvre Art déco du sculpteur, le musée Zadkine vient d’acquérir par préemption pour 351 000 €, grâce au soutien de Paris Musées et du ministère de la Culture, deux importants reliefs réalisés en 1927 pour un hôtel particulier parisien. Ils rejoignent dans ses collections cinq autres œuvres exécutées dans le cadre de cette même commande.
Étretat, quel nom évocateur ! Ces trois syllabes contiennent non seulement un paysage unique et enchanteur, mais aussi tout un pan de l’histoire de l’art et de la littérature. Au musée des Beaux-Arts de Lyon, l’exposition « Étretat, par-delà les falaises » rassemble 150 peintures et photographies réalisées durant un siècle, des premiers artistes ayant fréquenté le site aux tableaux de Matisse.
Opportunément acquis à Paris par Robert Sterling Clark au cours de l’été 1914 (le premier propriétaire, français, du tableau demeure, hélas, inconnu), Fumée d’ambre gris est l’un des premiers chefs-d’œuvre du peintre, qui s’inscrit ici de manière assez singulière – et plastiquement superbe – dans le courant orientaliste.
Officiellement née en 1839, la photographie est venue bouleverser le monde des arts et son rapport au réel. À travers des exemples choisis tout au long de presque deux siècles, le musée Paul-Dini s’intéresse aux étroits et fertiles rapports qu’elle a toujours entretenus avec la peinture, les deux arts n’ayant cessé de s’inspirer l’un l’autre.
Le peintre finlandais Pekka Halonen (1865-1933) est à l’honneur au Petit Palais, à Paris, qui poursuit pour notre plus grand bonheur son exploration de l’art des pays nordiques. 130 œuvres exceptionnellement prêtées par des musées et collections particulières finlandaises invitent à suivre les traces de l’artiste, de ses portraits de jeunesse à ses captivants paysages d’hiver.










