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Éditions Faton - Expositions - Parures de pouvoir à l’hôtel de la Marine

Parures de pouvoir à l’hôtel de la Marine

Retrouvant sa fonction originelle de Garde-Meuble de la Couronne, l’Hôtel de la Marine présente une éblouissante exposition qui réunit plus d'une centaine de parures étincelantes.
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L’Hôtel de la Marine présente une éblouissante exposition qui réunit plus d’une centaine de parures étincelantes : ici la couronnette de la reine Victoria.
Couronnette de la reine Victoria, Londres, 1840-1842, dessinée par le prince Albert et réalisée par Kitching & Abud. Saphirs, diamants, or et argent. Londres, Victoria and Albert Museum. Photo service de presse. © Victoria and Albert Museum, London

Après le cambriolage de la galerie d’Apollon, organiser une exposition rassemblant des chefs-d’œuvre de joaillerie, issus de collections royales, à l’hôtel de la Marine où se déroula en 1792 le célèbre vol des diamants de la Couronne, tenait de la gageure. D’autant que plusieurs des bijoux dérobés au Louvre en octobre dernier devaient faire partie des prêts majeurs consentis pour cet événement.

La couronnette de Victoria attire tous les regards

Cette nouvelle collaboration de la collection Al Thani et du Victoria and Albert Museum présente des pièces exceptionnelles de la monarchie britannique qui n’avaient encore jamais été montrées en France. Resplendissant au cœur de la salle centrale, la couronnette en saphirs et diamants de la reine Victoria attire tous les regards. Ce bijou, conçu par le prince Albert à l’occasion de leur mariage, entoure le chignon de la souveraine dans son premier portrait officiel réalisé par Winterhalter. La réunion exceptionnelle de ces deux œuvres, complétée par un autre diadème, en émeraudes et diamants, également dessiné par Albert pour son épouse, constitue l’une des réussites de l’exposition.

Virtuosité de la haute joaillerie européenne

De somptueuses parures créées pour l’aristocratie britannique, comme le diadème de la duchesse de Portland et les colliers de la marquise de Londonderry, témoignent de la virtuosité de la haute joaillerie européenne. Ils voisinent avec de plus modestes « bijoux de sentiment » renfermant des miniatures ou des mèches de cheveux, très prisés dans l’Angleterre victorienne.

L’Hôtel de la Marine présente une éblouissante exposition qui réunit plus d’une centaine de parures étincelantes : ici la broche de corsage de la princesse Mathilde
Mellerio, dit aussi Meller, broche de corsage de la princesse Mathilde, Paris, vers
1864. Diamants, or, argent, 14,5 x 10,8 x 5,1 cm. Collection Al Thani. Photo service de
presse. © The Al Thani Collection, 2018. Tous droits réservés. Photograph by Prudence
Cuming Associates Ltd

Une mise en lumière remarquable

La scénographie à la lumière soigneusement étudiée souligne l’éclat des joyaux qui se détachent sur les cimaises sombres. Elle ménage de superbes effets : la mise en perspective de douze diadèmes montre l’évolution des styles au cours des décennies, depuis les élégantes compositions néoclassiques jusqu’aux audaces de l’Art déco, en passant par les remarquables créations du « style guirlande » de Cartier inspiré par les motifs de la ferronnerie française du XVIIIᵉ siècle.

Têtes impériales

Parmi les plus anciens bijoux historiques présentés dans l’exposition figurent des broches serties de diamants commandées par Catherine II de Russie. Offertes comme cadeaux diplomatiques, elles symbolisaient la magnificence de l’impératrice. Elles côtoient des créations de la joaillerie française exprimant tout le faste du Premier et du Second Empire : l’épée ornée de pierreries portée par Napoléon lors de son sacre, les colliers de perles de Joséphine ou encore la broche en forme de plume de paon réalisée pour Eugénie par la maison Mellerio.

L’Hôtel de la Marine présente une éblouissante exposition qui réunit plus d’une centaine de parures étincelantes : ici devant de corsage Portland
Devant de corsage Portland, Garrard, Londres, vers 1880. Saphirs, diamants, or, argent, 15,5 x 8,5 x 2,5 cm. Collection Al Thani. Photo service de presse. © The Al Thani Collection, 2018. Tous droits réservés. Photograph by Prudence Cuming Associates Ltd

Parures contemporaines

La dernière section du parcours s’intéresse à l’évolution de ces symboles du pouvoir au XXᵉ siècle, allant des parures conçues par Cartier pour les maharadjahs de Nawanagar et de Patiala à la réplique de la couronne de l’impératrice Farah Pahlavi élaborée par Van Cleef & Arpels.

« Joyaux dynastiques », jusqu’au 6 avril 2026 à l’hôtel de la Marine, 2 place de la Concorde, 75008 Paris. www.hotel-de-la-marine.paris
À lire : catalogue, Éditions du patrimoine, 288 p., 42 €.

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