Victor Gysembergh a-t-il poussé la célèbre exclamation du savant grec, « Eurêka ! », lorsqu’il a identifié dans les collections du musée des Beaux-Arts de Blois l’un des feuillets du palimpseste d’Archimède ? La découverte de ce chercheur au CNRS au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique (CNRS/Sorbonne Université) a été confirmée par les premières analyses. Le manuscrit d’Archimède de Syracuse (287-212 av. J.-C.), appelé palimpseste d’Archimède, contient un extrait du traité « De la sphère et du cylindre ». Au Moyen Âge, une partie a été effacée pour réutiliser le parchemin, un matériau alors très coûteux. Aujourd’hui conservé au Walters Art Museum, à Baltimore, le manuscrit n’est pas complet : trois feuillets manquent. Celui qui vient d’être identifié à Blois est l’un d’eux.
Le texte d’Archimède en partie déchiffrable
Le texte original figurant sur l’une des faces du manuscrit est en partie lisible : il a été recouvert par un texte de prière, mais Victor Gysembergh compte, dans les mois qui viennent, le soumettre à des analyses scientifiques plus poussées, notamment par fluorescence X sur synchrotron, pour tenter de le déchiffrer entièrement. L’autre face est masquée par une enluminure représentant David, ajoutée par un précédent propriétaire du feuillet dans le courant du XXe siècle, dans l’espoir d’augmenter sa valeur marchande.










