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Éditions Faton - Foires et salons - Salon du dessin 2026 : quelles sont les quatre nouvelles galeries qui rejoignent le palais Brongniart ?

Salon du dessin 2026 : quelles sont les quatre nouvelles galeries qui rejoignent le palais Brongniart ?

Jouissant d’une notoriété grandissante, le Salon du dessin retrouve le chemin du palais Brongniart afin de célébrer Paris comme capitale du dessin. Cette 34ᵉ édition regroupe le nombre devenu constant de trente-neuf exposants, auxquels dix-huit galeries étrangères venues de sept pays différents donnent une ouverture internationale. La galerie américaine Demisch Danant, l’Anversoise Lowet de Wotrenge spécialisée en art ancien, la spécialiste d’art contemporain Marie-Hélène de La Forest Divonne installée en France et en Belgique, et la galerie d’art moderne Jean-François Cazeau y font cette année une entrée remarquée.
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La galerie Lowet de Wotrenge expose pour la première fois au salon du dessin au palais Brongniart : ici un dessin de David Vinckboons (1576-1629), Bacchus découvrant Ariane à Naxos.
David Vinckboons (1576-1629), Bacchus découvrant Ariane à Naxos. Plume et encre brune, lavis gris sur papier vergé, 6,8 x 11,4 cm. Anvers, galerie Lowet de Wotrenge. © Galerie Lowet de Wotrenge

Prendre la mer avec Eugène Isabey chez Demisch Danant

La galerie Demisch Danant (Stéphane Danant) fait sa rentrée au 34ᵉ salon du dessin.
Stéphane Danant. © DR

La galerie Demisch Danant, plus connue pour ses pièces de design et qui participe pour la première fois au Salon du dessin, a choisi de consacrer son stand à Eugène Isabey (1803-1886), fils du célèbre peintre de l’Empire Jean-Baptiste Isabey. Stéphane Danant, l’un des deux fondateurs de la galerie new-yorkaise, affectionne particulièrement cet artiste passionné par la mer qui se destinait à être marin. Dès le début des années 1820, Isabey parcourt les côtes bretonnes et normandes pour y peindre en plein air. Il réalise à l’aquarelle et à la gouache des petites vues marines de la Bretagne et de la Normandie, d’une facture très libre, où il restitue avec brio la transparence des ciels et de l’eau. Ses œuvres d’inspiration romantique restituent merveilleusement l’atmosphère à la fois vibrante et lumineuse des côtes bretonnes dont la galerie présentera plusieurs exemples. demischdanant.com

La galerie Demisch Danant fait sa rentrée au 34ᵉ salon du dessin : ici un dessin d'Eugène Isabey (1803-1886), <em>Le Départ pour la pêche</em>, vers 1860
Eugène Isabey (1803-1886), Le Départ pour la pêche, vers 1860. Gouache sur papier, 63 x 91 cm. New York, galerie Demisch Danant. © Demisch Danant

 

3 questions à Jean-François Cazeau

Jean-François Cazeau fait sa rentrée au 34ᵉ salon du dessin.
Jean-François Cazeau. © DR

S’il ne fallait retenir qu’une feuille pour comprendre votre identité de galeriste, laquelle choisiriez-vous ?
Je présenterais un dessin historique d’André Masson : Dans le pur néant. À la cime de l’Être. Cette encre de 1939 appartient à ce qu’on appelle la « Seconde période surréaliste » de l’artiste, très prisée, et ouvre la série des Mythologies de l’Être, fondamentale pour comprendre son oeuvre, avec ses métamorphoses continues. Masson est sans doute l’un des plus grands dessinateurs du groupe surréaliste, inventeur du dessin automatique. Je le défends depuis 35 ans.

Comment analysez-vous l’attrait du public pour le dessin moderne et contemporain ?
Le dessin peut constituer un point de départ pour un jeune collectionneur qui est ainsi en mesure d’acquérir une œuvre originale d’un artiste majeur à un prix attractif. Dans la production de nombreux artistes du XXᵉ siècle, le dessin n’est pas seulement préparatoire, il constitue l’un des fondements de leur art ; c’est le cas pour Pablo Picasso ou André Masson ainsi que l’a démontré la rétrospective « Picasso : dessiner à l’infini » en 2023 au Centre Pompidou.

Quel regard portez-vous sur le Salon du dessin et la place de Paris ?
Le Salon du dessin représente certainement une des grandes références pour les arts graphiques, en France mais aussi au niveau international. C’est l’occasion de rencontrer un public d’amateurs d’œuvres sur papier, souvent un public d’initiés. Pour moi, ce sera également une opportunité d’échanger avec les musées internationaux. Paris est en train de reprendre sa place de grand centre culturel, et est à même, désormais davantage que Londres, d’attirer une véritable clientèle internationale. galeriejfcazeau.com

 

Tyr Baudouin aux commandes de la galerie Lowet de Wotrenge

La galerie Lowet de Wotrenge (Tyr Baudouin), spécialisée dans les tableaux de maîtres flamands et hollandais, fait sa rentrée au 34ᵉ salon du dessin.
Tyr Baudouin. © DR

Sise dans le cœur historique d’Anvers, la galerie Lowet de Wotrenge est spécialisée dans les tableaux de maîtres flamands et hollandais, ainsi que dans les œuvres sur papier et les sculptures de 1500 à 1800. Historien de formation, Tyr Baudouin a créé sa galerie après avoir constaté qu’il n’en existait aucune dédiée à l’art flamand à Anvers, malgré l’immense patrimoine historique de la ville. Tyr Baudouin s’est formé chez Christie’s à Amsterdam où il travaillait au département des tableaux anciens avant de rejoindre le cabinet de courtage en œuvres d’art familial. Le galeriste a consacré sa première exposition monographique à Cornelis Schut, maître baroque anversois proche de Rubens, et a redécouvert un portrait d’Adriaen Brouwer, acquis par le Mauritshuis de La Haye. galerieldw.viewingrooms.com

La galerie Lowet de Wotrenge fait sa rentrée au 34ᵉ salon du dessin : ici un dessin de Jacob Jordaens (1593-1678), <span style="font-style: normal;">Académie d’un nu masculin</span>.
Jacob Jordaens (1593-1678), Académie d’un nu masculin. Craie noire, sanguine, rehauts blancs, 27,3 x 19,7 cm. Anvers, galerie Lowet de Wotrenge. © Galerie Lowet de Wotrenge

 

Marie-Hélène de La Forest Divonne
« Il était temps de franchir le pas ! »

Marie-Hélène de La Forest Divonne fait sa rentrée au 34ᵉ salon du dessin.
Marie-Hélène de La Forest Divonne. © Illés Sarkantyu. Courtesy Galerie La Forest Divonne

Quel artiste pourrait incarner votre galerie ?
Je vais consacrer tout un mur au Hongrois Alexander Hollan (né en 1933), un artiste singulier et un dessinateur virtuose, que je suis depuis 35 ans. Il a longuement développé une œuvre très profonde qu’il nomme sa « Recherche » : aller jusqu’aux limites du visible pour rejoindre « l’âme » de ce qu’il regarde. Son projet se construit à travers deux motifs inlassablement repris, celui de l’arbre et celui des natures mortes ou « Vies silencieuses ». Hollan a été exposé dans plusieurs musées européens comme le musée Morandi de Bologne ou Fabre de Montpellier et figure dans d’importantes collections.

Qu’est-ce qui vous a incité à participer au salon cette année ?
En tant que visiteuse, j’ai toujours été séduite par le salon. Il était temps de franchir le pas ! J’aime son côté intimiste, à taille humaine. En outre, je trouve que les œuvres sur papier suscitent une émotion particulière du fait même de la fragilité de leur support. galerielaforestdivonne.com

Marie-Hélène de La Forest Divonne fait sa rentrée au 34ᵉ salon du dessin : ici un dessin d'Alexandre Hollan (né en 1933), <span style="font-style: normal;">Le Chêne dansant</span>,2024.
Alexandre Hollan (né en 1933), Le Chêne dansant, 2024. Acrylique sur papier, 70 x 92 cm. Paris, galerie La Forest Divonne. © Adagp, Paris, 2026 © courtesy Galerie La Forest Divonne

Salon du dessin, du 25 au 30 mars 2026, Palais Brongniart, place de la Bourse, 75002 Paris. Programme complet sur www.salondudessin.com

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