Rares sont les artistes à être aussi intimement liés à un motif que Peter Stämpfli. Après des études d’art à Berne et son installation à Paris en 1959, ses premières œuvres, figuratives, révélaient son intérêt pour une représentation colorée, semblable au Pop Art et proche de la Figuration narrative, de la société contemporaine. En 1966, il commença à centrer son regard sur l’automobile, calandres et roues occupant tout l’espace de la toile, avant un basculement radical qui marquera tout son œuvre à venir : le choix du pneu comme motif décliné de multiples façons. Les premiers tableaux sur ce thème représentent le pneu lui-même, en très gros plan, dans tous ses détails. Dans les œuvres ultérieures, l’artiste varie les points de vue et les techniques, jusqu’à ne conserver que son empreinte comme motif graphique.
Une reconnaissance internationale
Les œuvres de Peter Stämpfli sont conservées dans de nombreux musées d’art moderne, du Museum of Modern Art de New York au Centre Pompidou, et ont fait l’objet de nombreuses expositions. En 2010 a ouvert à Sitges, en Catalogne, la Fondation Stämfpli, créée par l’artiste et son épouse, dont la collection permanente est en grande partie dédiée à ses œuvres.
« On m’a placé dans le Pop Art et la Figuration Narrative […]. Mon œuvre est une constante, une analyse, un dictionnaire de la vie quotidienne : les gestes de tous les jours et les objets de notre environnement jusqu’à parvenir au symbole de notre époque : l’automobile. Du volant à la carrosserie, de la carrosserie à la roue, de la roue au pneu, et à l’agrandissement monumental de sa structure sous toutes les formes, couleurs, techniques et dimensions, pour arriver enfin à son négatif : l’empreinte. »
Peter Stämpfli, 2025









