Lorsqu’il fait une crise trop forte, il s’arrête. Et lorsqu’on le brise, il en demeure (paraît-il) une trace invisible et enfouie.
Une star qui laisse des traces
Sa forme fait de lui une star et un mot employé de mille et une façons. On pourrait croire que sa vulnérabilité le rend invisible à l’archéologie, disparu avec le temps. Et pourtant, quelques belles découvertes récentes rappellent que le cœur est, depuis très longtemps, une affaire humaine sérieuse et touchante, dont il existe quelques traces matérielles.
Un tombeau de cœur
Certains rituels funéraires le séparent du corps après la mort, l’isolent, et invitent à le déposer de manière isolée dans un cardiotaphe, un tombeau de cœur. À Rennes, Louise de Quengo tenait celui de son époux entre ses mains. Au Mans, en 2019, c’est un cœur embaumé d’un inconnu qui fut mis au jour dans les fouilles de la cathédrale.
Le siège de l’âme
On raconte que la pratique remonte aux croisades. Il fallait rapporter un peu du défunt en terre chrétienne pour qu’il puisse reposer en paix. On choisit le cœur car il était le siège de l’âme. Les élites et les rois adoptèrent la pratique. Il en reste d’étranges héritages comme le cœur de Voltaire placé dans le pied d’une statue, ou celui de Louis XIV en partie utilisé en pigment dans un tableau… Dans les momifications en Égypte ancienne, le rituel était plutôt inverse : laisser le cœur avec le corps et retirer les viscères. Nous voilà rassurés. Même pour étudier le cœur, si fragile et important, les archéologues sont au rendez-vous !









