Né de la pétrochimie, coloré, souple ou rigide, joyeux ou agressif, il est omniprésent : stylos, vaisselles, meubles, jouets, équipements, écrans, vêtements, rien ne lui échappe.
Un plastique aux effets délétères
Le paradoxe n’est pas des moindres. Alors que les archéologues s’évertuent à préserver les matériaux fragiles hérités du passé, les humains tentent de le recycler afin qu’il ne les étouffe pas, promis à l’éternité tant il se conserve bien. Il est envahissant, triomphant, quasiment indestructible. S’il est utile et précieux, ses effets sont délétères. Les scientifiques alertent : le plastique est là même quand il ne se voit pas. Et il tue, abîme, modifie ce qui reste de nature. Le constat est inquiétant.
L’Âge du plastique
Pour les archéologues du futur, c’est un défi un peu fou et inédit : se pencher sur une matérialité presque éternelle à l’heure d’une immatérialité galopante. Pour un héritier de C. J. Thomsen, qui inventa au début du XIXᵉ siècle les principales périodes au sein desquelles les chercheurs étudient les sociétés d’un lointain passé, nul doute qu’il faudra franchir le pas et inventer l’Âge du plastique !









