Les collections égyptiennes de la Ville de Milan, partiellement exposées dans la galerie de l’Égypte antique du Castello Sforzesco, ont été constituées à partir du début du XIXe siècle, en pleine égyptomanie. Elles se sont enrichies, depuis deux siècles, non seulement grâce à des dons et achats, mais aussi grâce à des fouilles entreprises par des archéologues italiens, tel Achile Vogliano, papyrologue et enseignant à l’université.
L’un des musées du château des Sforza
La galerie de l’Égypte antique, fermée depuis 2017, est l’un des nombreux musées abrités par le Castello Sforzesco. Entièrement rénovée, elle bénéficie de nouvelles vitrines et d’une médiation repensée (panneaux pédagogiques, outils interactifs, visites pour les familles…). Le public peut notamment s’initier, grâce à l’application Pervival, aux rituels funéraires égyptiens. Les six sections explorent différents thèmes, de la vie dans l’Égypte antique à la vie dans l’au-delà, de l’Égypte gréco-romaine à l’art copte.

Un choix de 330 œuvres et objets
330 œuvres et objets ont été choisis parmi les quelque 3 000 artefacts de la collection. L’une des œuvres remarquables est le papyrus Busca, ou papyrus de Ptahmose, récemment restauré, déroulant sur 7 mètres de long le texte et des illustrations du Livre des Morts, dans une vitrine spécialement conçue. Les visiteurs peuvent aussi admirer, entre autres chefs-d’œuvre, la statue d’Amenemhat III, pharaon de la XIIe dynastie (vers 1853-1805 av. J.-C.), une statuette en bronze doré du dieu Osiris, de somptueux sarcophages et une représentation tardive, en bronze de la déesse chat, Bastet.
www.milanocastello.it









