Une nouvelle lecture est aujourd’hui avancée par une équipe de chercheurs internationaux sur la base d’une cartographie par drones et d’analyses de résidus microbotaniques.
Pollens et paniers
Les prélèvements ont en effet révélé la présence de pollens de maïs – peu susceptibles de voyager naturellement –, de restes de céréales et de courges, ou encore de roseaux, traditionnellement utilisés pour la confection de paniers. La présence de charbon a permis une datation remontant à la période intermédiaire tardive (1320-1420), en cohérence avec des fragments de poterie rattachant ce site du Pérou à la culture Chincha (900-1400).
Zone de troc
Selon les auteurs de l’étude, le lieu aurait alors été une zone de troc, les trous servant à établir des volumes standardisés. Cet aménagement aurait ensuite servi à la période inca de système comptable destiné à la collecte de tributs : la répartition spatiale révélée par les images des drones rappelle les khipus, ces cordelettes à nœuds utilisées par l’administration inca, notamment pour les recensements et la perception des impôts.










