Ornant l’un des tombeaux du IIIe siècle de la nécropole d’Hisardere, site funéraire antique majeur, la scène figure le Christ jeune, imberbe, vêtu d’une tunique, portant sur ses épaules un bouc et accompagné de deux autres animaux à cornes – un ensemble évocateur des paroles du Nouveau Testament : « Je suis le bon berger ».
Un lit funéraire en terre cuite
À son côté se trouve un dattier, symbole de vie éternelle souvent présent dans les mosaïques paléochrétiennes. Cette fresque surmonte un lit funéraire en terre cuite où reposaient les ossements d’un homme, d’une femme et d’un enfant. La présence de filaments d’or et d’épingles métalliques indique un ensevelissement dans un linceul, pratique encore peu fréquente à cette date.
Second berceau de la religion chrétienne
Sur les murs latéraux ont été peints, d’un côté un couple aux vêtements riches et raffinés (sans doute les défunts eux-mêmes), de l’autre une procession de jeunes hommes portant des victuailles. Pour les chercheurs, ce lieu illustre la transition du paganisme au christianisme primitif dans cette région qui fait figure de second berceau de la religion chrétienne où s’est tenu en 325 le concile fondateur de Nicée.










