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Éditions Faton - Archéologie - EN BREF | La muraille de Caen

EN BREF | La muraille de Caen

Des fortifications médiévales, il ne reste aujourd’hui dans le paysage de Caen que de rares éléments, dont la tour Leroy et les fossés Saint-Julien. Un imposant tronçon de cet ancien rempart vient de ressurgir dans le quartier de l’île Saint-Jean, fouillé par l’Inrap.
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rempart médiéval Caen
Vue sur le parement interne du rempart médiéval à Caen. © Emmanuelle Collado, Inrap

Long de 20 m et conservé par endroits sur 3,50 m de haut, ce mur épais de 3 m présente, autour du blocage central, deux parements de belle facture en blocs de calcaire (simplement équarris au niveau des fondations, taillés pour la partie supérieure), assemblés par un mortier coquillier.

Caen aux mains des Anglais

Datant probablement de 1346, quand la ville tombe aux mains des Anglais, il vient enserrer ce quartier devenu une île au XIIe siècle à la suite du creusement d’un canal entre l’Odon et l’Orne. Puis, ce qui était un espace marécageux commence à être urbanisé dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Plusieurs maçonneries retrouvées dans l’emprise de fouille (aménagements de berges ? fortifications précoces ?) pourraient correspondre à cette période.

Un mobilier abondant

La parcelle a également livré un mobilier abondant : céramiques glaçurées (indices d’un certain statut social) ou communes, billes décoratives en céramique, monnaies et jetons de compte, matrice de sceau, boucles de lacets. Un des blocs du rempart présente un graffiti minutieusement gravé figurant un voilier. Une partie du mur a été démontée pierre à pierre pour être conservée et intégrée dans le projet de l’aménageur.

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