Paris, 20 novembre 2024 : le musée Cognacq-Jay abrite, pour quelques jours encore, l’exposition « Luxe de poche : petits objets précieux au siècle des Lumières ». Peu après l’ouverture, quatre individus cagoulés, armés de haches et de battes de base-ball, s’en prennent violemment à une vitrine de l’exposition et s’emparent de sept inestimables tabatières, dont trois provenant de la collection Rosalinde et Arthur Gilbert. Moins d’un an plus tard, début octobre 2025, cinq d’entre elles ont été retrouvées, parmi lesquelles deux des œuvres de la collection britannique.
Deux témoins du raffinement des objets de poche
Les deux tabatières rescapées, créées à Berlin à la fin des années 1760, ont été endommagées, mais pas gravement. Alice Minter, conservatrice de la collection, explique : « La décision fut donc prise de restaurer les boîtes dans leur état d’origine. Un atelier d’orfèvrerie parisien fut désigné, fort de plusieurs décennies d’expérience dans la restauration de bijoux anciens et le sertissage de pierres précieuses pour les musées et les clients privés. »

De nouvelles salles pour la Gilbert Collection
Les deux tabatières, tout comme celles qui étaient exposées dans la même vitrine lors du braquage, témoignent de l’extrême raffinement des objets de poche au XVIIIe siècle. Elles ont été réinstallées avec les autres œuvres de la collection Gilbert, unique ensemble privé exposé au Victoria & Albert Museum, depuis 2008. Les quelque 1 000 pièces de la collection sont exposées dans des salles qui ont rouvert le 14 mars, le musée ayant décidé de consacrer davantage d’espace à ces inestimables mosaïques de verre et de pierre, portraits en émaux, boîtes en or et pièces d’argenterie.









