Aujourd’hui asséchée, la zone était autrefois occupée par un lac. Retrouvé à une profondeur d’1,50 m, à environ 40 m du rivage d’alors, le chien a sans doute été délibérément immergé après avoir été préalablement enveloppé dans une peau et lesté de pierres.
Un chien et un poignard
Identifié comme un mâle de 3 à 6 ans, de belle taille (haut de 50 cm environ au garrot), il présente un traumatisme crânien suggérant un coup intentionnel. Il était accompagné d’un grand poignard effilé de 25 cm de long en os de cervidé (élan ou cerf élaphe). L’immersion, l’état du crâne et l’objet élaboré, sans trace d’usage, taillé qui plus est dans un matériau issu d’un animal parmi les plus nobles, sont évocateurs d’un sacrifice. Si d’autres dépôts canins dans des milieux humides sont connus en Scandinavie, aucun ne comprend un corps complet (simplement un crâne) ou d’objet associé.
Des aménagements de pêche sophistiqués
La fouille du reste de l’emprise de 2 500 m2 a également mis en évidence des aménagements de pêche sophistiqués : pieux taillés, vestiges probables de pontons ; nasse de 2 m de long destinée à piéger les poissons ; pierres disposées au fond du lac pour servir sans doute de poids ou d’ancrage. Enfin, des marques de piétinement indiquent une activité humaine à pied dans le lac.









