Son nom circulait depuis plusieurs semaines, alors que la démission de Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, devenait inéluctable. Catherine Pégard, 71 ans, proche d’Emmanuel Macron qui en avait fait sa conseillère culture en septembre dernier, est devenue jeudi 26 février la 28e ministre de la Culture depuis 1959 et s’est immédiatement installée rue de Valois. Elle dispose d’à peine plus d’un an, jusqu’à la prochaine élection présidentielle, pour y imprimer sa marque.
Des dossiers brûlants
Catherine Pégard a fait sa première apparition dans ses nouveaux habits de ministre à la cérémonie des Césars, jeudi 26 février au soir, à l’Olympia. La suite de son programme sera moins glamour, ce qui conviendra sans doute à cette femme qui préfère la discrétion. Sur son bureau l’attend l’épineux dossier de la crise du Louvre, après le vol du 19 octobre 2025, les nombreux incidents et le changement de présidence du musée, et alors que le manque d’implication du ministère de la Culture dans la gestion de l’établissement a été pointé du doigt. Autre dossier brûlant auquel elle devra s’atteler sans délai : celui, très critiqué, de la réforme de l’audiovisuel public, pour lequel la ministre précédente a eu peu d’égards.

Une journaliste devenue conseillère politique
Une fois ses études d’histoire et de sciences politiques achevées, c’est vers le journalisme que s’est tournée Catherine Pégard. L’essentiel de sa carrière s’est déroulé au Point, hebdomadaire dont elle a intégré, en 1982, le service politique avant d’en devenir rédactrice en chef adjointe, puis rédactrice en chef. Elle y est demeurée vingt-cinq ans, quittant ses colonnes en 2007 pour franchir la porte de l’Élysée en tant que conseillère du nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, jusqu’en 2011.
De la politique à la culture
En 2011, Nicolas Sarkozy l’a nommée présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine de Versailles. Elle y est demeurée jusqu’au début de l’année 2024, maintenue à ce poste par Emmanuel Macron malgré le dépassement de la limite d’âge et de la durée réglementaire de ses mandats, un choix vivement critiqué par plusieurs institutions, dont la Cour des comptes. En octobre 2024, elle avait rejoint Afalula, l’Agence française cogérant le site archéologique saoudien d’Al-Ula, en tant que directrice du développement culturel, avant de retrouver le palais de l’Élysée en tant que conseillère culture.










