En février, Sotheby’s présente la collection d’arts premiers de l’artiste Daniel Hourdé, Bonhams rend hommage à Oscar Wilde et Ivoire propose des bustes inédits de Carriès.
Rien n’empêche une austère dévote de mettre le feu aux enchères. Tel sera peut-être le destin de Susanna Pfeffinger dont le portrait, exécuté en 1517 par le maître de la Renaissance allemande Hans Baldung Grien (vers 1484/85-1545) sera proposé à la vente le 23 mars par Beaussant Lefèvre & Associés, en collaboration avec le cabinet De Bayser. Son estimation est stratosphérique : entre 1 500 000 et 3 000 000 €.
C’est l’histoire d’une escroquerie fabuleuse dont les protagonistes semblent tout droit sortis d’un roman d’Alexandre Dumas : une fausse comtesse machiavélique tirant les ficelles d’un complot impliquant la reine Marie-Antoinette, une extraordinaire parure de diamants, et un puissant cardinal en guise de dindon de la farce. Alors qu’Artcurial propose aux enchères, ce mardi 17 juin, une réplique du collier le plus fameux de l’Histoire, retour sur cette incroyable affaire, véritable farce tragique qui, en ruinant le crédit de la monarchie, hâtera l’avènement de la Révolution.



