À la fois célèbre et secrète, la collection Veil-Picard constitue un mythe pour les amoureux du XVIIIᵉ siècle. Plusieurs chefs-d’œuvre de cet ensemble insigne, parmi lesquels un époustouflant Fragonard, seront bientôt vendus chez Christie’s à Paris.
Le mois de décembre a apporté de beaux résultats en France, notamment pour les œuvres issues de la collection Stern qui était dispersée chez Christie’s à Paris, parmi lesquelles deux toiles d’Hubert Robert adjugées à plus de 3,7 millions d’euros.
Grâce à de belles redécouvertes en art ancien et moderne, le marché de l’art 2025 a été un assez bon cru dans un contexte politique et économique difficile. Et même si les collectionneurs français sont largement devancés par les acheteurs étrangers, la place de Paris est attractive, en particulier grâce à la variété de son offre.
Après une année 2024 plutôt morose, le marché de l’art semble trouver un nouveau souffle. Suivant un premier semestre 2025 inégal, le second semestre a été particulièrement performant avec
des résultats spectaculaires enregistrés à New York et des ventes de très haut niveau à Londres et Paris qui confirment cette reprise. Les grands collectionneurs, enclins à se tourner vers la pierre ou
les placements financiers, ont retrouvé le chemin des maisons de ventes, à l’affût de pièces au pedigree d’exception, tandis qu’on assiste à une montée en puissance du secteur du luxe, porté par les
nouveaux acheteurs.
En février, Sotheby’s présente la collection d’arts premiers de l’artiste Daniel Hourdé, Bonhams rend hommage à Oscar Wilde et Ivoire propose des bustes inédits de Carriès.
Cette petite étude de pied à la sanguine de 13,5 cm de hauteur – le pied droit de la Sibylle de Libye du plafond de la chapelle Sixtine à Rome – a été adjugée 27,2 millions de dollars (frais inclus) chez Christie’s, à New York, le 5 février dernier, établissant un nouveau record pour un dessin de Michel-Ange (1475-1564).
Être l’une des plus vieilles foires au monde ne l’empêche nullement de poursuivre sa croissance. Pour sa 71ᵉ édition, l’éclectique BRAFA voit les choses en grand : elle réunit dans les immenses espaces de Brussels Expo 147 exposants, soit 17 de plus que l’année passée, et s’agrandit d’un hall supplémentaire afin d’y installer ses restaurants. Partenaire privilégié de la foire depuis de longues années, la Fondation Roi Baudouin est l’invitée d’honneur de cette édition, célébrant un demi-siècle de défense et de valorisation de l’art belge en présentant une sélection de chefs-d’œuvre, dont quelques acquisitions récentes. Découvrez en images le meilleur de cette édition 2026.
Rien n’empêche une austère dévote de mettre le feu aux enchères. Tel sera peut-être le destin de Susanna Pfeffinger dont le portrait, exécuté en 1517 par le maître de la Renaissance allemande Hans Baldung Grien (vers 1484/85-1545) sera proposé à la vente le 23 mars par Beaussant Lefèvre & Associés, en collaboration avec le cabinet De Bayser. Son estimation est stratosphérique : entre 1 500 000 et 3 000 000 €.
Alors qu’il célèbre dans une exposition l’œuvre Art déco du sculpteur, le musée Zadkine vient d’acquérir par préemption pour 351 000 €, grâce au soutien de Paris Musées et du ministère de la Culture, deux importants reliefs réalisés en 1927 pour un hôtel particulier parisien. Ils rejoignent dans ses collections cinq autres œuvres exécutées dans le cadre de cette même commande.
Parmi la pluie de records de cette fin d’année figure un autoportrait de Frida Kahlo (1907-1954), mariant son style si singulier à l’influence du surréalisme. Le Rêve (La Chambre) a établi le 20 novembre chez Sotheby’s, à New York, non seulement un nouveau record pour la peintre mexicaine, mais aussi un record pour une artiste féminine.










