Des fortifications médiévales, il ne reste aujourd’hui dans le paysage de Caen que de rares éléments, dont la tour Leroy et les fossés Saint-Julien. Un imposant tronçon de cet ancien rempart vient de ressurgir dans le quartier de l’île Saint-Jean, fouillé par l’Inrap.
Des ossements de main de paranthrope (Paranthropus boisei) relancent le débat sur les capacités de ces hominines, contemporains des premiers Homo.
Il était complètement sorti de la mémoire collective. Un gibet du XVIᵉ siècle a refait surface à Grenoble, lors d’une fouille préventive menée en 2024 sur les berges de l’Isère, en amont du réaménagement de la Grande Esplanade qui accueille chaque année la traditionnelle foire des Rameaux. Son identification a été le fruit d’une collaboration fructueuse entre l’Inrap et les archives départementales.
Le musée égyptien du Caire place Tahrir a inauguré l’automne dernier une exposition permanente rassemblant des fragments peints découverts dans le palais de Malqatta. Édifiée sur la rive ouest de Louxor, cette cité palatiale a été conçue pour le pharaon Amenhotep III (vers 1400-1350 avant notre ère). Le parcours met également en lumière les travaux de reconstitution 3D du palais et du somptueux baldaquin qui couvrait le trône du roi.
Inédite en Turquie, une fresque paléochrétienne figurant le Christ en Bon Berger a été découverte à Iznik (Nicée), en Anatolie.
La Tunisie était, on le sait, un important pourvoyeur d’huile d’olive de la Rome antique. Une production à très grande échelle vient d’être confirmée dans la région de Kasserine, à la frontière avec l’Algérie actuelle, où un moulin à huile a été mis au jour.
Les découvertes se poursuivent à Blaundos : cette forteresse hellénistique, construite en Anatolie à la suite des conquêtes d’Alexandre le Grand à la fin du IVe siècle avant notre ère, est devenue, sous l’Empire romain, un centre urbain de taille moyenne.
À Lamonzie-Saint-Martin, près de Bergerac, les archéologues de l’Inrap s’employaient à décaper une batterie de silos médiévaux repérés lors du diagnostic. Ils ont eu la surprise de découvrir une tombe-bûcher du Haut-Empire (Ier-IIIe siècle de notre ère) insoupçonnée.
Repéré au début des années 2000, fouillé depuis 2016 par une équipe britannico-kazakhe, le site de Semiyarka (« la ville des sept ravins ») dans le Nord-Est du Kazakhstan révèle une étendue et une organisation spatiale plus complexes qu’on ne le supposait.
Fruit de quatre ans de travail d’une vingtaine de chercheurs, Itiner-e dresse une carte impressionnante du réseau routier de l’Empire romain à son apogée vers 150 de notre ère. De l’Europe au Proche-Orient et à l’Afrique du Nord, 300 000 km de routes ont été répertoriés – soit 120 000 de plus que ce qui avait été établi jusque-là.










