Un proverbe officieux a cours chez les archéologues : lorsque l’on ne comprend pas certains vestiges ou agencements de vestiges, on suppose que c’est « cultuel », c’est-à-dire lié à des pratiques en rapport avec le surnaturel. L’hypothèse a le mérite d’être invérifiable, d’autant que, comme le rappelait le grand préhistorien André Leroi-Gourhan en son temps, l’inventivité humaine en ce domaine est sans limites.
Il est beaucoup question de « la France », ces temps-ci. Quoi de plus normal, puisque nous sommes en France, même si ces débats ont parfois de bonnes, mais aussi de mauvaises raisons.
Il y a plusieurs manières de détruire le patrimoine, qu’il soit enfoui ou en surface, archéologique ou architectural. Ce peut être par ignorance, par indifférence ou bien de façon délibérée, sans que la frontière soit toujours nette entre ces trois attitudes.



