Roger Caillois les appelait ses « objets-fées » et succomba à leur magie, accumulant à partir de 1952 des dizaines puis des centaines de pierres, qu’il rangeait avec dévotion dans les vitrines de son appartement. À sa mort en 1978, l’écrivain possédait plus d’un millier de spécimens. Cette fascination pour les calcédoines, les septaria et les calcaires à dendrites libéra chez cet essayiste rigoureux, agrégé de grammaire et sociologue des religions, une imagination florissante et une écriture poétique de plus en plus débridée.
Miraculeusement préservée depuis 70 ans, la demeure du poète Jacques Prévert, Cité Véron, à Montmartre, unique par son décor et son histoire, est en sursis, menacée par les projets d’extension du Moulin Rouge, propriétaire de l’immeuble. Si ce dernier affirme désormais que les appartements seront préservés et intégrés au projet, les ayants droit de l’écrivain réclament toujours une protection et des conditions claires de conservation et d’accès.
Présent dès l’ouverture de la Fondation Louis Vuitton en 2014, Gerhard Richter (93 ans) fait aujourd’hui l’objet d’une exposition vertigineuse – la plus grande jamais consacrée à l’artiste allemand –, qui décortique sa démarche picturale et retrace six décennies de création.
Joyau du musée national de Taipei à Taïwan, ce coffret à décor de dragons est exposée durant quelques mois à Paris au musée du quai Branly. Focus sur un chef-d’œuvre alliant utilité, préciosité et spiritualité.
Après 14 ans de fermeture, la Baigneuse d’Ingres a retrouvé les cimaises du musée Bonnat-Helleu, de même qu’un millier de peintures, dessins et sculptures légués par le peintre Léon Bonnat et d’autres donateurs, au terme d’un chantier au long cours qui a totalement métamorphosé à la fois le bâtiment et sa muséographie. Son jeune directeur, Barthélemy Etchegoyen-Glama, ancien conseiller et « plume » de Laurence des Cars au Louvre, répond à nos questions.
Esprit frondeur, artiste audacieux et homme engagé, à l’avant-garde des débats de son temps, Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) ? C’est ce que démontre l’exposition du Petit Palais, à travers un parallèle passionnant entre son œuvre, centrée sur l’enfance, et les idées des Lumières. Riche de prêts exceptionnels, cette monographie – la première jamais organisée à Paris ! – renouvelle en profondeur notre regard sur l’artiste. Annick Lemoine, directrice du Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et commissaire de l’exposition, a répondu à nos questions.






