La diplomate arabophone, jusqu’à ce jour conseillère du président de la République pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, prend les rênes de l’établissement dix jours après la démission de Jack Lang en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein.
Une femme à la tête de l’Institut du monde arabe
Proposée par Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Anne-Claire Legendre a fait l’unanimité auprès des 14 membres du conseil d’administration. Elle devient ainsi, à 46 ans, la première femme à diriger l’institution parisienne fondée en 1980. À charge pour elle de redorer son blason quelque peu terni par les polémiques entourant son ancien président.
Une feuille de route chargée
« Madame Anne-Claire Legendre dispose de l’expérience, des qualités et de la vision stratégique nécessaires pour assumer ces responsabilités éminentes », souligne Jean-Noël Barrot dans un communiqué posté sur X. « À l’approche du 40e anniversaire de l’Institut du monde arabe, la nouvelle présidence devra mettre en œuvre une réforme ambitieuse et structurante qui reposera sur une gouvernance modernisée, une organisation plus lisible et plus efficace, ainsi que sur le rétablissement d’une trajectoire financière soutenable. Elle veillera à conforter la place de l’IMA en tant qu’institution originale et ouverte, prête à accueillir le monde arabe dans sa pluralité, dans un esprit de dialogue et de partage entre nos sociétés, à travers une programmation contemporaine au bénéfice du plus grand nombre. »









