Confrontés à un soleil de feu six à huit mois sur douze, ces derniers devaient se protéger les mirettes et le sommet de l’occiput des rayons que l’astre susnommé dardait sur icelui et icelles. Qu’on se le dise, ventre-saint-gris !
Un chapeau de cow-boy
C’est pourquoi les Hellènes* portaient volontiers des pétases quand ils allaient baguenauder de par les champs ou à travers les rues de leurs cités. Pétase : quand le mot est masculin et nanti d’un seul S, il désigne un chapeau aux larges bords (mais oui, comme celui des garçons vachers) ; au féminin et avec deux S, évidemment, le sens change.
D’Athènes à Vulci
Sur ce beau kylix (un vase à boire) conservé au musée du Louvre (aile Sully, niveau 1, salle 652), on peut voir un jeune homme (il est imberbe) dont le chef est coiffé d’un pétase. L’auteur de ces indigentes lignes précise – car il sait que vous êtes curieux – que ledit kylix, tourné par Euphronios et orné par Onésimos à Athènes vers 500-490 avant notre ère, a été retrouvé dans les environs de Vulci, la Velch étrusque. Une preuve de plus que le commerce des biens (et des modes et des idées) allait bon train à l’époque.
*Hellènes – avec deux L – désigne les habitants de l’Hellade ; avec un seul L, Hélène est le prénom d’une Hellène dont les frasques sentimentales ont fait couler beaucoup d’encre. Et de sang aussi. Ainsi que pas mal de larmes. Bref, une longue et triste histoire de fluides.
En partenariat avec Storia Mundi (storiamundi.com)









