Une décision prise in extremis. « La récente réapparition de ce portrait féminin, d’une grande rareté dans l’œuvre de Baldung et d’une exécution à la pointe d’argent virtuose, ancré en Alsace par sa présence ininterrompue dans la même famille strasbourgeoise, s’avère une des dernières opportunités qu’une telle œuvre puisse rejoindre les collections publiques françaises qui n’en conservent pas », souligne l’arrêté du 20 mars refusant le certificat d’exportation à quelques jours de la vente.

Privé de marteau
Le portrait de Susanna Pfeffinger, exécuté en 1517 par le maître de la Renaissance allemande, était estimé entre 1 500 000 et 3 000 000 € et devait être mis en vente hier lundi 23 mars par Beaussant Lefèvre & Associés, en collaboration avec le cabinet de Bayser. La maison de ventes a annoncé dans un communiqué avoir décidé de surseoir à la vente du dessin. « Les vendeurs souhaitent prendre le temps pour mener des négociations dans un cadre privé hors de la vente aux enchères », y déclare Arthur de Moras, commissaire-priseur de Beaussant Lefèvre & Associés.
30 mois pour se décider
L’État a désormais 30 mois pour se porter acquéreur du fameux dessin. Passé ce délai, le certificat d’exportation ne pourra plus être refusé et les institutions et collectionneurs internationaux pourront de nouveau rêver de s’offrir l’une des très rares feuilles de Hans Baldung Grien disponibles sur le marché.









