Au cœur de Florence, une vaste opération poursuit son cours autour de Santa Maria del Fiore, la cathédrale. Débutée en 2023 avec la restauration du Collegio Eugeniano, bâtiment du XIVe siècle qui abritera dès cet été les bureaux de l’Opera del Duomo – l’Œuvre de la cathédrale, qui gère l’ensemble que composent la cathédrale, le campanile, le baptistère et le musée –, ce chantier en trois temps se poursuivra, à partir du 9 mars, avec le lancement de la restauration du campanile de Giotto, qui durera quatre ans. Il prendra fin avec les travaux d’extension du musée de l’Œuvre de la cathédrale, qui s’achèveront en 2030.
Première restauration du campanile
La construction du campanile de la cathédrale de Florence a commencé en 1298 sous la direction d’Arnolfo di Cambio, puis s’est poursuivie sous la houlette du peintre Giotto, qui donna son nom au monument, et de deux autres architectes, Andrea Pisano et Francesco Talenti. La restauration à venir est la première d’importance depuis le XIVe siècle. Ces travaux, qui débuteront une fois l’échafaudage terminé – probablement en juillet –, devenaient indispensables. Les revêtements extérieurs (marbre blanc, Verde di Prato et Rosso di Cintoia), particulièrement visibles dans les éléments en saillie de la terrasse située au sommet et dans les éléments décoratifs, sont très détériorés. L’accès à la terrasse panoramique, avec vue imprenable sur la cathédrale et Florence, ainsi que le parcours intérieur du campanile, resteront ouverts durant le chantier.

Du Duomo à l’Arno
Autre monument bientôt restauré : le Ponte Vecchio (Vieux Pont), qui enjambe l’Arno, trait d’union entre le centre de Florence et les quartiers sud de la ville, entre le musée des Offices et le Palazzo Pitti. Inauguré en 1345, il est contemporain du campanile de Giotto. Pour lui aussi, cette restauration est une première. Elle aura lieu de mai à septembre et vise à consolider les piliers, à nettoyer les surfaces en pierre et à réparer les nombreuses zones dégradées. Des pontons flottants permettront aux restaurateurs de travailler directement depuis le fleuve, ce qui évitera de recourir à des échafaudages permanents. Les orfèvres travaillant sur le pont et les promeneurs pourront ainsi accéder normalement au monument, l’un des sites les plus fréquentés par les touristes avec la cathédrale.










