Ces structures sont aujourd’hui immergées à 9 m de profondeur.
62 monolithes
Avec ses 120 m, la plus longue d’entre elles avait été repérée dès 2017 comme une anomalie visible sur les cartes bathymétriques (faisant état du relief sous-marin). Réalisées à partir de 2022 par la Société d’archéologie et de mémoire maritime, les plongées révèlent alors un grand mur, large de 20 m à sa base et surmonté de 62 monolithes alignés selon deux lignes parallèles distantes d’environ 1,50 m.
Piège à poissons ou digue de protection ?
Cette construction, qui n’a pu être réalisée qu’à sec, a été datée de la fin du Mésolithique, vers 6000-5000 avant notre ère (soit avant les alignements de Carnac), à une époque où le niveau de la mer était inférieur de 7 m à celui d’aujourd’hui. Pour les chercheurs, la structure a pu servir de piège à poissons – à moins qu’elle n’ait été une digue de protection.
Des capacités techniques remarquables
Elle dénote en tous les cas une capacité technique et une organisation sociale très poussées, seules à même de rendre possible l’extraction et le déplacement de blocs si imposants. Située dans une zone largement exposée aux courants et aux tempêtes, elle étonne par sa conservation.









