Accordée chaque année par la European Fine Art Foundation (TEFAF) depuis 2012, cette importante subvention soutient la restauration et la recherche dans les musées. Après les Très Riches Heures du duc de Berry, chef-d’œuvre du château de Chantilly, l’année dernière, la TEFAF a choisi d’apporter son soutien en 2026 à la restauration de La Chasse au sanglier de Rubens. Ce tableau peint par le maître flamand entre 1616 et 1618 est obscurci par plusieurs couches d’un vernis épais et foncé. Les analyses par imagerie ont aussi révélé des ajouts, cette découverte nécessitant des analyses complémentaires afin de savoir s’ils ont été réalisés dans l’atelier de Rubens ou s’ils sont ultérieurs.
Une histoire mouvementée
La Chasse au sanglier a probablement été acquise auprès de l’artiste en 1627 par George Villiers, premier duc de Buckingham. Elle a ensuite rejoint la collection impériale de Prague puis, en 1749, celle de Frédéric-Auguste II de Saxe. En 1945, elle a été emportée en URSS et entreposée pendant dix ans à Moscou, avant de retrouver les cimaises de la Gemäldegalerie. Une fois sa restauration achevée, la toile sera présentée dans l’exposition « Rubens à Dresde » (25 juin 2027-10 janvier 2028), qui commémorera le 450e anniversaire de la naissance du peintre.











