Construit entre 1903 et 1910, le pavillon chinois de Laeken a vu le jour par la volonté de Léopold II. Séduit par les bâtiments qu’il avait vus à l’Exposition universelle de 1900, à Paris, et désireux de soigner les relations de la Belgique avec la Chine et le Japon, le roi lança la construction du pavillon et d’une tour japonaise dans le parc du palais royal de Laeken. Il ne vit cependant jamais la fin des travaux de ce pavillon, dont il souhaitait faire un restaurant. Fermé au public depuis 2013 et classé en 2019, le pavillon nécessite désormais une importante restauration. Sa réalisation a été confiée à l’association sans but lucratif Palais chinois et des Pays des Routes de la Soie, qui sera également en charge des futurs équipements, de l’entretien et de l’animation du bâtiment.
Une extraordinaire maquette
Tandis que son administratrice, Diane Hennebert, cherche à réunir 6 millions d’euros afin de restaurer le pavillon et de l’ouvrir au public en 2028, les visiteurs de la BRAFA 2026 peuvent admirer l’imposante maquette du pavillon chinois, dont la restauration s’est achevée en 2025 avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin, invitée d’honneur du salon. Exécutée en 1904 par l’architecte Alexandre Marcel, elle reproduit à l’échelle 1/10 tous les détails du pavillon, des sculptures aux décors dorés. Elle est aujourd’hui conservée au musée Art & Histoire où les curieux peuvent aller l’admirer, en attendant que le bâtiment lui-même retrouve son lustre d’antan.










