Pour cartographier ce réseau de routes de l’Empire romain, les chercheurs ont croisé sources écrites, données archéologiques, bases de données épigraphiques (pour les bornes milliaires), cartes topographiques anciennes, photos aériennes et images satellite.
Une classification à plusieurs niveaux
Au sein de ce vaste réseau, comprenant à la fois des routes principales reliant les grands centres urbains et 200 000 km de routes secondaires, l’identification des tracés est différenciée : 3 % d’entre eux sont classés comme « certains » (précision inférieure à 50 m en montagne, à 200 m en plaine) ; près de 90 % sont « conjecturés », soit le résultat d’un faisceau d’indices concordants (alignements de sites antiques, prolongements de chemins visibles sur cartes anciennes ou images satellite, continuités topographiques) ; le reste demeure encore « hypothétique ».
Enrichissements bienvenus
Cette classification à plusieurs niveaux destinée à un usage rigoureux et critique de l’outil est aussi une invitation à venir l’enrichir, notamment dans les zones les moins bien couvertes – les auteurs du projet espèrent ainsi susciter de nouvelles recherches.









