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Éditions Faton - Archéologie - EN BREF | L’Empire romain sur la bonne voie

EN BREF | L’Empire romain sur la bonne voie

Fruit de quatre ans de travail d’une vingtaine de chercheurs, Itiner-e dresse une carte impressionnante du réseau routier de l’Empire romain à son apogée vers 150 de notre ère. De l’Europe au Proche-Orient et à l’Afrique du Nord, 300 000 km de routes ont été répertoriés – soit 120 000 de plus que ce qui avait été établi jusque-là.
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Comparaison de données entre les routes connues par le DARMC (Atlas numérique des civilisations romaines et médiévales, en orange) et celles d’Itiner-e (en noir). Doi : 10.1038/s41597-025-06140-z

Pour cartographier ce réseau de routes de l’Empire romain, les chercheurs ont croisé sources écrites, données archéologiques, bases de données épigraphiques (pour les bornes milliaires), cartes topographiques anciennes, photos aériennes et images satellite.

Une classification à plusieurs niveaux

Au sein de ce vaste réseau, comprenant à la fois des routes principales reliant les grands centres urbains et 200 000 km de routes secondaires, l’identification des tracés est différenciée : 3 % d’entre eux sont classés comme « certains » (précision inférieure à 50 m en montagne, à 200 m en plaine) ; près de 90 % sont « conjecturés », soit le résultat d’un faisceau d’indices concordants (alignements de sites antiques, prolongements de chemins visibles sur cartes anciennes ou images satellite, continuités topographiques) ; le reste demeure encore « hypothétique ».

Enrichissements bienvenus

Cette classification à plusieurs niveaux destinée à un usage rigoureux et critique de l’outil est aussi une invitation à venir l’enrichir, notamment dans les zones les moins bien couvertes – les auteurs du projet espèrent ainsi susciter de nouvelles recherches.

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